Typiquement Française

Je me suis dit que cet incident méritait d’être conté sur ce blog, ne serait-ce que pour vous éviter d’avoir à vivre cette honte ultime que j’ai ressentie la semaine dernière.

2 mois depuis la dernière coupe de cheveux, un tête qui commence à ressembler aux Beatles et une remarque du patron comme quoi un de mes collègues, Julian, et moi pourrions être jumeaux, m’ont décidée à aller chez le coiffeur.
Au moment de payer, je suis soudain prise d’un doute lorsque les bribes d’une conversation avec Laurence, la semaine précédente, me reviennent.

C’est le moment où je réalise, avec horreur, que ça fait un an que je me fais couper les cheveux par la même personne, adorable et douée, et que je n’ai jamais laissé de tip.

Oui, aux USA, on laisse 15 à 20% de tip pour les coiffeurs aussi!

Bon, du coup je lui ai laissé 100% de tip, en espérant que ça compense un peu et qu’elle me pardonne ma frenchitude…

La honte!

Published in: on février 7, 2011 at 4:24  Comments (3)  

Un peu d’air..

Je sais, en général on fait un post avant et pas pendant ou après.

Mais c’est comme ça!

Je suis à nouveau dans une période où je n’arrive pas à trouver de temps pour moi.

J’ai l’impression de toujours courir, de mon boulot, à mes engagements divers et variés.

Je réalise qu’il est temps que je prenne cette distance parce que j’ai de plus en plus de mal à profiter du temps que je passe avec les autres.

Je suis un être social, raisonnable, empathique et fusionnel.

Ces traits de caractère sont souvent considérés comme des qualités, mais ils peuvent devenir de vrais poisons. Lorsque je suis entourée par des gens, et plus particulièrement par des êtres que j’aime et que j’estime comme mes amis et ma famille, je m’oublie. J’ai du mal à rester en phase avec moi-même et à savoir ce que je veux. Ce n’est pas de leur faute, c’est de la mienne. Cela fait longtemps que je le sais, et il était temps de faire quelque chose.

Il y a 15 mois, j’ai entamé un travail sur moi-même, un travail de réflexion, un travail de (re)construction. J’ai tout repris à zéro avec une seule spécification dans mon cahier des charges: ne dépendre de personne. Après tout, j’ai toujours détesté cette sensation, et puisque l’occasion m’était donné d’essayer de m’en débarrasser, pourquoi pas?

Si ce projet a des origines relativement lointaines, notamment à l’époque cancer, il est réellement né pendant mon voyage dans le sud-ouest américain. Au volant de ma voiture, j’ai fait des centaines, que dis-je, des milliers de miles, allant où je le voulais, m’arrêtant quand je le voulais.
Au début c’était difficile. J’avais l’habitude de consulter quelqu’un d’autre, de partager mes impressions… Mais assez vite, cette sensation de liberté est devenue grisante. C’était une sensation extraordinaire que de me reconnecter ainsi à moi-même, de me recentrer… Et d’à nouveau être capable de savoir ce que je voulais réellement.

Si bien que lorsque je suis arrivée à San Diego à la fin de mon voyage, bien qu’extrêmement heureuse de retrouver les amis que je n’avais pas vus depuis 4 ans, je me suis sentie piégée. Piégée parce que je passais deux nuits au même endroit, parce qu’étant accueillie chez eux, je devais me conformer à leurs habitudes et tout simplement parce qu’à nouveau j’interagissais avec une autre entité que mon cerveau.

Rentrée à Bruxelles, j’ai continué, petit à petit, brique après brique, à construire quelque chose qui tenait à peu près debout, un abri de fortune en somme. Mes parents ont dû bien morfler, une fois de plus.
Devoir gérer une gamine ingrate qui, après s’être reposée sur eux pendant les chimios et l’après-cancer, maintenant remise, ruait dans les brancarts pour plus vite sauter du nid (quitte à ce que ce soit en mode kamikaze).
Oui, j’étais seule, dans ma tête tout du moins.

Puis j’ai trouvé un travail et j’ai déménagé à Orlando. Une autre occasion de repartir du bon pied et de continuer cette démarche.

Au départ, il y avait moi. Et puis mes collègues. Par la suite, j’ai fais quelques connaissances par l’alliance française et les groupes meetup français et européens/europhiles.

Après 6 mois en Floride, j’avais constitué un solide réseau et même consolidé certaines relations qui s’étaient transformées en amitiés. Je sentais que je commençait tout doucement à m’ouvrir réellement.
C’est ainsi que quand je suis rentrée à Bruxelles pour les vacances d’été, je me sentais plutôt optimiste quand au futur.

 

Mais depuis, j’ai enchaîné le boulot, les amis, les petits services, les soirées, les conférences, etc. Oui, je suis bien consciente que plus de la moitié des éléments de cette liste sont positifs. Mais ils ne le sont que si je suis mentalement disponible.
Et j’ai à nouveau perdu de vue cet équilibre que j’avais réussi à atteindre.

Ce n’est la faute de personne, à part peut-être la mienne. J’ai voulu reprendre un rythme normal, recommencer à courir sur une patte boiteuse (métaphore ridicule, tout le monde sait que je ne cours pas), et je me suis cassée la gueule.

Rien de bien grave, mais suffisamment pour me rappeler qu’il y avait des séquelles et qu’il ne fallait pas que je m’emballe trop vite.

L’idéal ce serait une retraite en ermite au sommet d’une montagne, mais mon nombre limité de jours de vacances ne me le permet pas!

Tout ça pour dire c’est que ce travail n’est pas terminé. Que je sais que je vais décevoir, frustrer, blesser des gens, mais ma priorité c’est moi. Je me le suis juré pendant et après le cancer, et je crois que je le dois bien, à mes médecins et infirmières, à ma famille, à vous tous… Et à moi aussi.

Alors, pour un temps au moins:

Je suis un être asocial, déraisonnable, égocentrique et individualiste.

Published in: on novembre 23, 2010 at 1:02  Comments (4)  

Interpretariat

Hier, pour la première fois, j’ai fait office d’interprète.

Une amie prof de français ne pouvait pas le faire parce qu’elle partait en vacances et elle m’a mise en contact avec ses clients.

Lui est français et il a passé plus de 35 ans à chercher son père biologique. En juillet, il l’a enfin retrouvé, avec l’aide d’internet et beaucoup de bol. Il a ainsi appris qu’il avait 2 soeurs américaines, une habitant à Orlando et l’autre à Denver.

Après s’être appelés plusieurs fois, et avoir communiqué comme ils pouvaient (il parle un peu anglais), ils ont décidé de se voir.

Hier soir, ils se rencontraient tous les trois en chair et en os pour la première fois!

La veille, j’étais un peu nerveuse. Je me disais que c’était un moment vraiment important pour eux, que j’allais en faire partie, et que ce qu’ils comprendraient les uns des autres allait dépendre de moi.

Une fois dans l’action, toutes mes angoisses se sont vite évaporées! J’ai tout de suite eu un très bon contact avec les 2 soeurs et le frère, et tout s’est fait très naturellement. Ils m’ont immédiatement fait confiance et n’ont eu aucun problème à raconter leurs histoires de famille et à partager leurs souvenirs d’enfance.

Je dois dire que l’interprétation en elle-meme m’a semblée incroyablement facile!
J’ai adoré l’expérience, en particulier le fait d’avoir à gérer des personnes avec des histoires, des sensibilités et des cultures différentes!

Je ne pense pas que je ferais de la recherche toute ma vie. Je me suis toujours dit que j’aimerais travailler en gestion de projet et ainsi faire le lien entre des équipes qui ont des priorités / spécialités / langues différentes. Cette expérience le confirme, ce que j’aime, c’est être à l’interface!

Ah, pour finir, je vous fait l’honneur de vous dévoiler en primeur mon nouveau slogan:

 

 » Charlotte, bringing people together since 1984. « 

 

Published in: on octobre 15, 2010 at 10:50  Comments (3)  

La multiplication des Cha(t)s

Génial, j’ai trouvé un titre qui va me permettre de fusionner deux articles en un (…fu…sion!).

Non, je ne suis pas schizophrénique, enfin si, un peu, comme tout le monde quoi!

Le « Cha-s » fait référence au fait qu’en ce moment je cours dans tous les sens comme un poulet sans tête (je pense que c’est une traduction littérale de « to run around like a headless chicken », mais dites moi si ça existe ou si on a un équivalent).

Plusieurs raisons à cela.

1. Mon chef a décidé de présenter mes résultats à une conférence importante qui aura lieu mi-novembre à Orlando, du coup c’est la course contre la montre pour trouver toujours plus de résultats intéressants.

2. J’ai des amis (ben oui, quand même!).

3. J’essaie d’organiser au mieux la venue de mes nombreux visiteurs à venir.

4. Mon temps de Skypation (mot inventé par moi qui fait référence à l’usage du logiciel de téléphonie sur internet, Skype) a doublé ces derniers temps.

Donc voilà, l’équation suivante se vérifie une fois de plus:

+ d’occupations = – de temps pour Cha = au bout d’un moment panique intense = crise d’angoisse = perte de temps supplémentaire

DONC: Je prends plus de temps pour moi à partir d’aujourd’hui. Voilà.

Bon, bien sûr, vous vous en rendrez pas compte parce que j’ai largement déserté ce blog, mais il en va de ma santé mentale. Et puis de toute façon, ça vous intéresserait pas si je craquais complètement et que je vous mettais des photos de chats sur ce blog.

En parlant de « Chat-s »…

Je sortais de chez moi avant-hier et je recroise ce chaton, qui trainait déjà dans le coin la veille:

Vous ne le savez peut-être pas, mais les animaux ET les bébés me vouent un amour sans faille. Me demandez pas pourquoi, j’en sais rien. Donc là forcément, un bébé chat, c’est DOUBLE attraction (douuuuuble).

Bref, ça a pas loupé, le chat a commencé à me coller, à se frotter contre mes jambes, à se rouler par terre puis à me suivre, collé à mon pied gauche.

Bon… Je joue vite fait avec lui, puis comme c’est le deuxième jour que je le vois là, je décide d’appeler les responsables du lotissement pour voir s’ils peuvent faire quelque chose. Ils passent le récupérer directement et je verrais en rentrant qu’ils ont aussi mis des panneaux à ce propos à côté des boîtes aux lettres.

Bon. Maintenant devinez ce que j’allais faire en sortant de chez moi?

Aller chez mon amie Angela, en déplacement professionnel… Pour m’occuper de son chat, bien sûr! Voici Chester:

 

 

Voici certaines des très nombreuses et toutes aussi bonnes raisons de mon absence prolongée.

Comme je suis tout à fait d’accord avec l’adage que plus on donne de justifications, moins on est crédible, je vais m’arrêter ici.

 

Sachez tout de même qu’il y a des récits intéressants à venir.

Ne serait-ce que le fait que jeudi je fais pour la première fois un travail d’interprète… Et croyez moi, l’histoire est pas piquée des hannetons! :)

Published in: on octobre 12, 2010 at 11:29  Comments (2)  

Ch-ch-ch-chaaaanges!

Oui, ce titre est une excuse pour poster une vidéo de David Bowie. Mais pas que!

Alors, qu’est ce qui a tellement changé aujourd’hui?

Je ne travaille plus pour une petite boîte de biotechnologies américaine, tout ça c’est fini. Maintenant je fais partie de la 4ème plus grande boîte pharmaceutique du monde… Ou plutôt devrais-je dire « à nouveau »!

Cela faisait une semaine que le climat était un peu tendu au travail. On nous avait annoncé une réunion mystérieuse avec des managers de l’un de nos clients, à laquelle tout employé se devait d’assister… Les spéculations allaient bon train!

Et puis voilà, hier matin (lundi), tout s’est éclairci. Notre CEO nous a annoncé dans une présentation hilarante remplie d’images marrantes et de vidéos tordantes (il fait très bien ça), qu’on allait être « acquis » par le groupe Sanofi-aventis et faire partie de la division vaccin via Sanofi Pasteur. Il a alors illustré le fait que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent par cette vidéo, tout simplement géniale… Je vous laisse imaginer les fou-rires dans la salle de réunion…

Comme il le dit si bien, ce n’est pas un petit poisson dans un bocal, ni même un grand poisson dans l’océan mais un petit poisson dans un très gros poisson. L’un des chefs d’équipe a d’ailleurs à cette occasion posé la question suivante, que je trouve personnellement très drôle: « How far down the digestive track are we? », en français « A quel niveau du système digestif sommes nous? »!

En concret, qu’est ce que ça change pour moi? A priori pas grand chose pour le moment. Les responsables RH restent jusqu’à mercredi et je devrait en savoir un peu plus d’ici là, mais le mot d’ordre est: « c’est positif »! On reste à Orlando, pas de licenciement prévu, et de meilleurs avantages. Comme on a un système unique, développé par nos soins et que nous sommes les seuls à savoir faire fonctionner on est relativement à l’abri.

Pour moi c’est encore une meilleure chose parce que ça me permet de recréer des contacts avec l’Europe et la France en particulier!

Avouez que c’est un comble! J’ai fait un stage chez Sanofi-aventis en 2007, en 2010 je déménage à l’autre bout de la Terre et je suis dans une boîte depuis quelques mois à peine qu’ils la rachètent… Moi je dis ça cache quelque chose de louche… Vous croyez qu’ils m’ont suivi? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que j’ai le nez creux!!!

Published in: on septembre 28, 2010 at 12:48  Comments (3)  

Que s’est-il passé le 22 août?

Que s'est-il passe le 22 août?

Aucune idée… Mon anniversaire était le 25, pas le 22.

Non vraiment, je ne vois pas, et vous, vous avez une idée?

Published in: on septembre 6, 2010 at 2:46  Comments (2)  

Le retour

Oulala, je me fais remonter les bretelles! :)

Bon, comme vous l’aurez sans doute deviné, mon long silence est partiellement du a mes vacances en Belgique.

Je suis rentrée 2 semaines et j’ai tout oublié, y compris mes bonnes résolutions et mes habitudes d’écriture.

Le retour est relativement violent, puisqu’en plus de tout cela, j’ai bien entendu oublié comment on faisait pour se lever le matin et pour aller au boulot!

Cependant j’ai redécouvert certaines choses…

Le plaisir d’être en famille, de pouvoir se détendre en toute confiance.

Le soulagement de s’entendre dire par les médecins que tout va bien.

Le sentiment d’être aimée…

Alors voila, je suis de retour, en pleine forme!

Je vais essayer de retrouver mes bonnes habitudes et de partager plus régulièrement mes aventures avec vous :)

Published in: on septembre 6, 2010 at 1:27  Comments (2)  

Ma première exposition (1 mois plus tard…)

Comme je suis indigne, c’est bien connu, je n’ai jamais pris le temps de vous raconter ma Première Exposition (avec des majuscules s’il vous plaît!).

Bon, j’ai quand même une petite excuse, j’attendais les photos que les gens avaient prises. 1 mois après, j’ai reçu celles de Anatoly & Olga, celle d’une journaliste qui l’a mise en ligne, celle de la chargée de communication du musée mais toujours pas celles prise par ma collègue Janice (faut que je lui rappelle ça).

En plus de eux trois, j’ai été soutenue par deux autres collègues, Del et Emily, par mon pote Avery et mes amis de l’alliance française Danyele et Greg. Pas mal pour quelqu’un qui est là que depuis quelques mois, non?

Voici les quelques photos dont je dispose, ça vous donnera une petite idée!

Et pour finir le lien vers mon instant de gloire…

Je me suis rendue compte en découvrant la photo que si c’était bien pour le journal Orlando Sentinel, c’était pour la section mode! Apparemment elle n’était pas intéressée par mes photos mais par mon style. Ceci dit, vous remarquerez que j’ai sournoisement réussi à incorporer mes photos dans le cliché!

Published in: on août 11, 2010 at 1:08  Comments (5)  

Mise à jour

Bon, je suis retournée voir l’intérieur de la maisonnette et c’était pas terrible…

Bien vieillot et pas d’air conditionné central, et ici c’est vital!

Du coup, mon rêve d’habiter à College Park est renvoyé au calendes grecques (plus sérieusement, probablement à la fin de mon contrat de location, tant qu’à faire!).

Mais dans l’affaire, je me suis faite une bonne copine!

Published in: on août 11, 2010 at 12:41  Comments (2)  

Shaky shaky

Une pub qui me fait trop marrer:

Shaky… Shaky shaky shaky… SHAKY SHAKY!

Voilà c’est tout, le ton avec le quel il dit « shaky », surtout les 2 dernières fois, me fait mourir de rire.

Published in: on août 7, 2010 at 12:38  Laisser un commentaire  
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